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Les seins incarnent la féminité, la maternité et la sexualité. Sensibles aux hormones,...
2022-02-25T00:00:00+01:00
Les seins incarnent la féminité, la maternité et la sexualité. Sensibles aux hormones, ils gonflent au cours du cycle féminin, se modifient pendant la grossesse… Des changements qui suscitent de nombreuses questions.
1. De gros seins, c’est plus de soucis
Outre qu’il n’est pas forcément facile de les assumer, notamment à l’adolescence, les gros seins demandent beaucoup d’attentions et, gravité oblige, ils s’affaissent davantage. Surtout, ils peuvent causer un mal au dos. Chaque année en France, 18 000 femmes demandent ainsi à un chirurgien de les réduire (source : International study on aesthetic procedures performed in 2014, Isaps, 2015). L’opération est remboursée par l’Assurance-maladie si le volume enlevé pèse au moins 300 grammes, soit l’équivalent de deux tailles de bonnets.
2. L’infection est possible, même en dehors de l’allaitement
Le sein est rouge, chaud, douloureux, et vous vous sentez fatiguée, avec un peu de fièvre ? C’est peut-être une infection. Celle-ci est plus fréquente pendant l’al laitement car les bactéries de la bouche du bébé peuvent contaminer les seins via une fissure des mamelons. Les jeunes mamans y sont en général sensibilisées. Mais l’infection reste possible en dehors des périodes d’allaitement, notamment dans les jacuzzis communs. Elle doit être vite soignée (avec des antibiotiques le plus souvent) pour ne pas dégénérer en abcès.
3. À chaque consultation, le gynéco doit palper les seins
4. Avoir mal aux seins, c’est fréquent
Les causes de douleurs aux seins sont en effet nombreuses.
Avant la ménopause, il s’agit le plus souvent de variations hormonales liées au cycle menstruel. « Si les douleurs concernent les deux seins et disparaissent après les règles, c’est plutôt rassurant », explique le Dr Espié.
D’autres douleurs, et c’est plus surprenant, n’ont rien à voir avec le sein. « La description est la même : j’ai mal au(x) sein(s), mais elles sont provoquées par des rhumatismes entre les côtes et le sternum, des douleurs osseuses intercostales ou des atteintes de nerfs qui se projettent au niveau du sein. » Elles surviennent souvent dans un seul sein. Il faut donc observer si les douleurs sont unilatérales ou bilatérales, et rythmées par le cycle. Dans tous les cas, si elles persistent, il vaut quand même mieux en discuter avec son médecin.
5. Les seins détestent le tabac et l’alcool
Fumer augmente le risque de cancer du sein de 16 %, un chiffre qui grimpe à 22 % si l’on a commencé à fumer jeune avant une première grossesse. Même le tabagisme passif a un impact, faible néanmoins, puisqu’il augmente le risque de maladie de 10 %.
Quant à l’alcool, il augmente le risque de cancer du sein de façon dose-dépendante : plus on boit, plus le risque augmente. « Les ivresses du week-end sont sûrement à éviter », prévient le Dr Marc Espié.
6. Les bienfaits du sport sur la poitrine
Les seins n’ont pas de muscle, aussi travailler le pectoral ne favorise pas un bon soutien. En revanche, selon le Dr Stéphane Cascua, médecin du sport, l’exercice assure une meilleure posture du dos,et réduit le déséquilibre de la poitrine. De plus, le sport réduit le risque de cancer du sein.
7. Un médecin peut vous refuser une mammo
La prescription d’une mammographie en dehors des recommandations de la Haute autorité de santé doit être justifiée par le médecin. Or, celle-ci déconseille les mammographies avant 50 ans si aucun facteur de risque n’est identifié : mutation génétique BRCA1 ou 2, antécédent familial de cancer du sein avant 40 ans ou chez un homme, explique le Dr Thoury. Le médecin peut donc refuser de délivrer l’ordonnance sauf si la palpation est difficile. »
8. Manger sucré ne fait pas du bien
9. Seuls 5 à 10 % des cancers du sein sont héréditaires
Et 70 à 80 % des femmes qui ont un cancer du sein n’ont pas d’antécédents familiaux (source : Institut national du cancer).
10. L’auto-examen des seins est utile
« Il n’est pas prouvé que l’autopalpation réduit la mortalité par cancer du sein. Cependant, comme ce sont essentiellement les femmes ou leur partenaire qui trouvent les boules dans les seins, je préfère que ce soit le plus tôt possible et je présume que c’est le cas si elles se palpent les seins », estime le Dr Espié.